Devant près de
6000 specateurs et les caméras de Sport+, les hommes de
Jean-Luc Monschau, décidement survoltés, ont réalisés une entame de match de rêve
(15-4), en étouffant littéralement les offensives et en faisant sauter le verrou défensif des manceaux, incapables de retenir les assauts lorrains, qui ont bien montrés qu'ils étaient encore maîtres de la contre-attaque !
Paniers intérieurs de
Daniel McClintock, passes de
Tariq Kirksay, tirs longue distance de
Cedrick Banks ou géniales inspirations de
Branko Milisavljevic, tels étaient les éléments de l'affolante réussite nancéienne
(64% lors des vingt premières minutes !).
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Le SLUC Nancy fête sa première place, qui après cette victoire devant les manceaux, est assurée, et ce à deux journées de la fin de la saison régulière. L'histoire du club lorrain s'écrit encore !
Photographie de Vdm, Jérôme Meyer
L'écart était même monté jusqu'à vingt quatre unité
(44-20) entre les deux derniers finalistes du championnat, faisant lever les foules à n'en plus finir.
Vincent Collet ne pouvait que constater l'impuissance de ses joueurs, illustrée par un rebond pourtant tout cuit de
Eric Campbell, finalement redonné à
Cyril Julian, qui pouvait déposer le cuir dans l'arceau.
Alors si les sarthois n'avaient pas commencer les hostilités de la meilleures des manières (6 balles perdue consécutivement), c'est bien
Nebojsa Bogavac qui tenta de sonner la révolte avec trois paniers primés de suite (9-0), stoppant par la même occasion l'hémoragie.
Mais ce n'était sans compter sur la réussite (encore) lorraine, avec un tir réussit à huit mètres par Cedrick Banks; un tir illustrant à lui seul l'adresse et l'euphorie du SLUC. Mi temps :
48-32.
De retour des vestaires, un tout autre scénario tendait les bras à un
Gentilly encore tout émoustillé des précédents événements, avec une sérieuse baisse de régime, suite à de nombreux coups de sifflets du corps arbitral, ralentissant et hachant le jeu, qui commençait à devenir un concours de lancers-francs, exercice dans lequel
Maxime Zianveni (3/6) et ses coéquipiers n'étaient vraiment pas inspirés
(56% !)
Et c'est juste à ce moment que
Yannick Bokolo (17pts, 3rbds et 4PD) entrait dans son match avec deux paniers primés consécutif à une très bonne défence, imité ensuite par
Pape-Philippe Amagou. Une athmosphère de doute planait soudainement dans la salle... A cet instant "critique", le coach nancéien décida de faire entrer
John Linehan sur le parquet, celui même qui souffrait d'une rupture du tendon rotulien il y a encore cinq mois ! Mission : réduire le champ d'action des meneurs adverses, afin de rendre difficile la mise en place du jeu.
Une tâche quelque peu réussie, puisque Le Mans n'avait repris que quatre points au cours de ce quart-temps
(63-51), ce qui laissait perplexe les supporters, tant les hommes de Vincent Collet semblaient avoir retrouvés leurs vertûes.
Effectivement, l'ultime acte allait être complétement éléctrique, avec un
Nicolas Batum, transaprent jusque là dans son duel face à
Tariq Kirksay (6pts, 9rbds, 1ct, 2int et 7PD), tout feu tout flamme avec neuf points en quelques secondes, ramenant son équipe à quatre petites unités des locaux.
Ce n'est pas à l'occasion du
400e match du SLUC en ProA et du 100e match de Jean-Luc Monschau au... SLUC que le scénario de Bercy 2006 allait se réediter... Une parfaite gestion de
Branko Milisavljevic (20pts à 8/11) et un dernier panier renversé de Maxime Zianveni allaient définitivement céller le score (82-76) d'un match à deux visages; une parfaire répétition avant les
PlayOffs pour les leader.
Le SLUC Nancy devient le sixième club a avoir les honneurs de terminer premier de la saison régulière depuis 1980, après le CSP Limoges, l'Olympique d'Antibes, l'ELAN Béarnais Pau-Orthez, Lyon-Villeurbanne et Le Mans Sarthe Basket !
Statistiques complètes de la rencontre sur
Sluc-basket.org